Historique - hôpital fribourgeois (HFR)

Un peu d'histoire

L'hôpital fribourgeois (HFR) a été créé le 1er janvier 2007. Il réunissait alors quatre hôpitaux publics du canton répartis sur six sites : l'Hôpital Sud Fribourgeois – composé des sites de Billens (district de la Glâne), de Châtel-St-Denis (Veveyse) et Riaz (Gruyère) – l'Hôpital cantonal de Fribourg (Sarine), l'Hôpital de Meyriez (Lac) et l'Hôpital de Tavel (Singine).

Ci-dessous, vous trouverez un bref historique de tous les sites de l'HFR.

L'HFR s'est retiré du site de Châtel-St-Denis au printemps 2014.

Historique de l'HFR Billens

  • 1864 : Jean Pache, ancien conseiller d'Etat fribourgeois, lègue son château de Billens à l'Etat de Fribourg pour y fonder l'Hospice de Billens (capacité de 15 lits)
  • 1898 : construction de l'aile sud-ouest comprenant de grands dortoirs (capacité de 37 lits)
  • 1956 : l'Hospice devient l'Hôpital du district de la Glâne
  • 1964 : agrandissement de l'Hôpital avec une nouvelle aile (capacité de 200 lits)
  • 1993 : construction d'une nouvelle aile dédiée au Home
  • 2000 : création de l'Hôpital Sud Fribourgeois, qui réunit les établissements de Billens, Châtel-St-Denis et Riaz
  • 2007 : mise en place de l'hôpital fribourgeois (HFR)
  • 2007-2009 : transformation du bâtiment pour l'adapter aux nouvelles missions définies par la planification hospitalière cantonale

En détails :

Par testament du 26 mars 1864, Jean Pache, ancien conseiller d'Etat fribourgeois, député et syndic de Gillarens, lègue à l'Etat de Fribourg son château de Billens afin qu'y soit fondée une succursale de l'Hospice cantonal en faveur des communes composant le district de la Glâne. L'Hospice de Billens est inauguré le 29 novembre 1866 avec 15 lits. Par la suite, une aile pour la chapelle, la cuisine et les dépendances est ajoutée au château.

L'aile sud-ouest, comprenant de grands dortoirs, est construite en 1898. L'hospice compte alors 37 lits. En 1914, c'est l'aile nord qui est agrandie avec la mise en place d'une salle d'opération. Mais il faut attendre 1936 pour qu'une transformation générale de l'établissement soit entreprise. Vingt ans plus tard, en 1956, le Conseil d'Etat confère aux communes de la Glâne la propriété des immeubles et de l'établissement : l'hospice devient l'Hôpital du district de la Glâne. Une nouvelle aile le complète en 1964 : la fonction d'hospice pour vieillards est ainsi clairement séparée de celle d'hôpital. La capacité atteint alors les 200 lits, y compris la gériatrie.

En mai 1988, on lance une nouvelle construction comprenant un centre opératoire protégé et une aile circulaire dédiée au home. Les travaux, achevés en 1993, permettent de libérer des espaces qui accueillent, en août 1996, les soins à domicile et les aides familiales : le Réseau santé de la Glâne est né.

Vers une première fusion au tournant du XXIe siècle

Dans les années nonante, le contexte sanitaire poussent les hôpitaux du Sud fribourgeois à faire le pas de la fusion. En effet, la nouvelle Loi fédérale sur l'assurance-maladie (LAMal) entre en vigueur le 1er janvier 1996 alors que les coûts de la santé poursuivent leur augmentation. La médecine s'hyperspécialise, obligeant les hôpitaux de petite taille à se consacrer à des tâches précises, faute de pouvoir offrir à la population l'ensemble de la palette médicale. En parallèle, la durée moyenne de séjour et le taux d'occupation des établissements hospitaliers continuent à diminuer. Conséquence : les finances deviennent déficitaires, obligeant les communes à reprendre l'initiative. Enfin, le "pot commun" des hôpitaux fribourgeois permettant de prendre en charge une partie des déficits est supprimé par le canton au détriment des communes, qui doivent alors à nouveau délier les cordons de leur bourse.

C'est ainsi que les députés glânois, gruériens et veveysans signent le 8 août 1997 la Déclaration de Vaulruz, qui désigne l'hôpital de Riaz comme centre de soins aigus, alors que ceux de Billens et Châtel-St-Denis deviennent des centres de soins et réadaptation pour le sud du canton. Cette proposition est entérinée la même année par la planification sanitaire cantonale. De concurrents, les trois établissements deviennent complémentaires et peuvent ainsi offrir à la population une palette de soins élargie.

Le 29 mars 2000, les associations des communes des trois districts signent la convention instituant l'Hôpital Sud Fribourgeois (HSF). Elle est approuvée par le Conseil d'Etat le 11 juillet 2000.

Naissance de l'hôpital fribourgeois

Mais l'évolution des structures ne s'arrête pas là. Planification hospitalière cantonale oblige, l'HSF se fond à son tour début 2007 dans le Réseau hospitalier fribourgeois. Celui-ci réunit les sites hospitaliers du canton sous le nom d'hôpital fribourgeois (HFR). Le site de Billens devient dès lors l'HFR Billens. Il est transformé à partir du printemps 2007 pour répondre à ses nouvelles missions de réadaptation. L'inauguration a lieu le 9 janvier 2009.

Haut de page

L'Hospice St-Joseph de Billens entre 1886 et 1896 L'Hospice St-Joseph de Billens entre 1886 et 1896 (© BCU Fribourg – Fonds Léon de Weck - Georges de Gottrau)
L'Hospice de Billens vers 1930 L'Hospice de Billens vers 1930 (BCU Fribourg – Collection de cartes postales)

Historique de l'HFR Fribourg – Hôpital cantonal

  • 1897 : un légataire offre sa fortune pour la fondation d'une clinique d'ophtalmologie à Fribourg
  • 1907 : ouverture à Gambach de la clinique, qui abrite également les services de chirurgie et de maternité
  • 1918 : la clinique de Gambach devient le siège du futur Hôpital cantonal (capacité de 125 lits)
  • 1920 : transfert de la maternité à Pérolles ; création de l'Hôpital cantonal à Gambach et à Pérolles
  • 1941 : les bâtiments atteignent leur capacité maximale de 200 lits
  • 1972 : le nouvel Hôpital cantonal ouvre ses portes sur la colline de Bertigny
  • 2001 : ouverture du bâtiment Bertigny II, qui abrite notamment les urgences
  • 2007 : mise en place de l'hôpital fribourgeois (HFR)
  • 2010 : inauguration de l'extension Bertigny III, qui accueille entre autres de nouvelles salles d'opération

En détails :

(Source principale : Donzé, Pierre-Yves : Bâtir, gérer, soigner – Histoire des établissements hospitaliers de Suisse romande. Georg Editeur, Editions Médecine et Hygiène département livre, Bibliothèque d'histoire de la médecine et de la santé, Genève, 2003)

Depuis 1808, l'Etat fribourgeois hospitalise ses indigents à l'Hôpital des Bourgeois, en vertu d'une convention signée cette année-là. Cet accord ne suffit bientôt plus et la question de la fondation d'un Hospice cantonal apparaît dans les années 1820.

La loi sur les institutions hospitalières de 1869 est l'occasion d'une première planification des besoins hospitaliers du canton. L'Etat reconnaît les hôpitaux de district, encourage leur développement et déclare sa volonté de créer un Hospice cantonal pour les opérations chirurgicales ainsi qu'une maison d'aliénés. Cette dernière est fondée à Marsens en 1875 et correspond à la première réalisation étatique en matière de santé publique dans le canton de Fribourg.

L'hospice cantonal, une nécessité

L'amélioration du système hospitalier fribourgeois dans les années 1870 donne à penser à certains qu'il suffira aux besoins du canton et que l'Hospice cantonal n'est plus nécessaire. Cependant, le gouvernement fribourgeois désire toujours la création d'un Hospice cantonal, d'autant plus que le conseiller d'Etat Georges Python commence à évoquer la création d'une Faculté de médecine.

Les années 1890 et 1900 sont une période favorable au projet de Python. Il reçoit en 1893 l'appui du Dr Alfred Dupraz, privat-docent à l'Université de Genève, et du Dr Konstantin Kaufmann, professeur de chirurgie à l'Université de Zurich, qui tous deux affirment le besoin pour Fribourg de disposer d'un établissement médicalisé de 120 lits. Le climat politique est aussi en faveur de Python, puisque les diverses élections communales et cantonales sont empreintes du thème de l'Hôpital cantonal dans les années 1897-1912. Mais, finalement, Python ne parvient à mettre sur pied que deux cliniques, l'une à Gambach et l'autre à Pérolles, construites au cours des années 1910.

Naissance de l'Hôpital cantonal

La clinique d'ophtalmologie est une fondation née du désir d'un légataire qui offre en 1897 sa fortune pour un tel établissement. Ce fonds est géré par Python, qui fait venir à Fribourg les sœurs de la Providence de Dijon pour tenir cette clinique ouverte sur un terrain mis à disposition par l'Etat, à Gambach (1907). Finalement, on décide de placer les services de chirurgie et de maternité dans cette clinique. Après avoir accueilli des soldats en 1914-1918, elle devient le siège de l'Hôpital cantonal. Une convention est alors signée avec l'Hôpital des Bourgeois, qui s'engage à ne plus recevoir les malades pouvant être traités à Gambach et autorise le transfert de quelques sœurs de Sainte-Marthe (1919). Le bâtiment compte 125 lits.

En 1920, on décide de transférer la maternité à Pérolles et de l'isoler des autres services. L'Hôpital cantonal voit donc le jour à Gambach et à Pérolles cette année-là, à la suite de près d'un siècle de débats.

Vers un établissement mieux adapté aux besoins de la population

Dans les années 1940, l'hôpital ne donne plus satisfaction. Devenu très vétuste, il n'a connu aucune amélioration notable depuis les années 1920 et ne peut faire face à la demande croissante d'hospitalisations. Le nombre de lits a atteint son maximum inextensible de 200 en 1941. En outre, on note le désintérêt des médecins et de la clientèle aisée pour cet établissement, la concurrence de l'Hôpital des Bourgeois (qui est devenu une institution véritablement médicalisée après l'incendie de 1937) et des difficultés financières. Dans ce contexte, une réorganisation générale s'impose. Elle viendra des autorités cantonales avec l'arrivée de Paul Torche au Conseil d'Etat en 1946.

Au début des années 1950, le gouvernement fribourgeois décide de se doter d'un Hôpital cantonal digne de ce nom et nomme un groupe de travail au sein de la commission administrative en 1952. Il s'agit bien d'un projet politique et d'une volonté de rayonnement des autorités cantonales qui affirment à leurs détracteurs en 1954 qu'"un canton comme le nôtre, pour des raisons de prestige, et non seulement à cause de son université, ne peut purement et simplement renoncer à l'Hôpital cantonal existant".

La réalisation de cet hôpital ne se fait alors pas sans peine et il faut compter avec près de 20 ans de palabres avant de voir s'ouvrir l'établissement de Bertigny. Les difficultés sont en effet multiples et de nature fort diverse.

Il s'agit dans un premier temps d'obtenir l'appui du Grand Conseil, qui décide de l'attribution des crédits. L'enjeu est ici de taille car plusieurs hôpitaux régionaux sont eux-mêmes dans une phase de développement, dans la continuité de la loi hospitalière de 1955, et demandent qu'on leur confie l'argent public pour de nouvelles constructions et infrastructures, plutôt que de créer un nouvel hôpital cantonal. On craint notamment que cet établissement ne soit utile qu'aux seuls habitants du district de la Sarine qui, eux, ne possèdent pas d'hôpital régional.

La fin de l'Hôpital des Bourgeois

On doit aussi tenir compte de l'Hôpital des Bourgeois, qui s'est doté d'une infrastructure médicale moderne après 1937. En 1944, la municipalité de Fribourg avait refusé le principe d'une collaboration avec l'hôpital de l'Etat et un partage des services entre les deux établissements. Une convention entre la ville et l'Etat de Fribourg est finalement signée en 1974, deux ans après la mise en service du nouvel Hôpital cantonal. Elle met fin à l'existence de l'Hôpital des Bourgeois.

Enfin, il faut compter avec l'opposition latente d'une grande partie du corps médical fribourgeois, qui craint une remise en question de ses privilèges.

Afin de mener à bien la réalisation de ce projet, le Conseil d'Etat doit clarifier ses vues et proposer un Hôpital cantonal qui soit complémentaire des établissements régionaux et utile à l'ensemble du corps médical. Comme dans les autres cantons, cette institution doit devenir un centre de chirurgie de pointe et se spécialiser dans quelques domaines bien précis. Le Grand Conseil accorde des crédits nécessaires aux études de faisabilité en 1954 et en 1957. Les discussions et les négociations durent jusqu'au milieu des années 1960.

Bertigny, un développement permanent

Le nouvel Hôpital cantonal, sis sur la colline de Bertigny, ouvre ses portes en 1972. L'établissement se perfectionne en intégrant régulièrement des services supplémentaires ou en utilisant de nouvelles techniques (hémodialyse en 1974, médecine nucléaire en 1975, pose de pacemakers dès 1976, échographie en 1979, urologie et onco-hématologie en 1980, laser, équipements ophtalmiques et scanner en 1985, pneumologie en 1986, électromyographie et endocrinologie en 1987, angiographie en 1989, neurologie en 1990, diabétologie en 1991).

Les équipements sont aussi constamment améliorés (salle d'art dentaire en 1985, salle d'opération pour l'ORL en 1987, locaux pour la radio-oncologie et la résonance magnétique en 1995, ouverture en 2001 du bâtiment Bertigny II, qui abrite les urgences, la cardiologie, le prolongement du bloc opératoire, la salle de réveil et les soins intensifs, l'ophtalmologie, la diabétologie et la diététique, nouvelle caméra PET en 2004, salle de coronarographie et angioplastie en 2007).

Naissance de l'hôpital fribourgeois

Le 1er janvier 2007, l'Hôpital cantonal est intégré au tout nouvel hôpital fribourgeois, qui regroupe les hôpitaux somatiques publics du canton. Sa dernière extension en date a lieu début 2010 avec l'ouverture du bâtiment Bertigny III, qui abrite de nouvelles salles d'opération, l'hémodialyse et la pharmacie.

Haut de page

L'Hôpital cantonal de Fribourg (Gambach) avant 1908 L'Hôpital cantonal de Fribourg (Gambach) avant 1908 (BCU Fribourg – Collection de cartes postales)
L'Hôpital cantonal de Fribourg (Pérolles) vers 1921 L'Hôpital cantonal de Fribourg (Pérolles) vers 1921 (BCU Fribourg – Collection de cartes postales)
Quelques services de l'Hôpital cantonal de Fribourg vers 1932 Quelques services de l'Hôpital cantonal de Fribourg vers 1932 (BCU Fribourg – Collection de cartes postales)

Historique de l'HFR Meyriez-Murten

  • 1868 : la maison Bon Vouloir, donation des familles de Pourtalès et de Rougemont, est édifiée à Morat (capacité d'une quinzaine de lits)
  • 1928 : construction d'une grande annexe
  • 1974 : réalisation d'un nouveau bâtiment ; l'établissement devient un centre moderne de soins aigus
  • 1997 : l'Hôpital Bon Vouloir devient l'Hôpital du district du Lac (capacité de 50 lits)
  • 2007 : mise en place de l'hôpital fribourgeois (HFR)
  • 2013-2016 : fermeture provisoire de l'HFR Meyriez-Murten pour des travaux de rénovation et d'agrandissement

En détails :

Les origines de l'hôpital de Meyriez remontent à 1863, lorsque les familles de Pourtalès (de Greng) et de Rougemont (de Löwenberg) créent la fondation Bon Vouloir. Cinq ans plus tard, la maison Bon Vouloir, donation des familles de Pourtalès et de Rougemont, est bâtie sur un terrain de la famille Chatoney, situé à proximité de la porte ouest de Morat. Elle compte une quinzaine de lits.

Très rapidement, le nouvel hôpital devient un centre compétent de médecine et de chirurgie. La population locale reconnaissante lui fait de nombreux dons en argent et en nature, ce qui permet à l'établissement de continuellement développer ses activités (la traditionnelle récolte d'automne qui fournit des vivres frais à l'hôpital se maintient d'ailleurs jusqu'en 1991). En 1928, une grande annexe est construite, puis un nouveau bâtiment en 1974, transformant l'hôpital en un centre moderne de soins aigus.

De l'Hôpital Bon Vouloir à l'HFR Meyriez-Murten

Un changement de nom intervient en 1997 : l'Hôpital Bon Vouloir et ses 50 lits se muent en Hôpital du district du Lac. Moins de dix ans plus tard, les districts du Lac et de la Singine entament des discussions pour créer un hôpital régional sur deux sites, à Meyriez et à Tavel. Une lettre d'intention est signée en août 2005, puis un concept présenté en mars 2006 : il est prévu que le "Spital Nordosten" soit opérationnel à la fin de cette année. Le projet de rapprochement démarre concrètement en mai, mais il tombe rapidement à l'eau, écarté par une entreprise plus ambitieuse encore.

En effet, le 1er janvier 2007, l'Hôpital du district du Lac fusionne avec trois autres établissements publics du canton (l'Hôpital Sud Fribourgeois, l'Hôpital cantonal et l'Hôpital du district de la Singine). L'hôpital fribourgeois est né.

En 2013, l'HFR Meyriez-Murten ferme provisoirement ses portes, excepté la permanence. Les travaux visant à rénover et agrandir ce site hospitalier durent jusqu'en 2016.

Haut de page

L'Hôpital Bon Vouloir de Meyriez en août 1895 L'Hôpital Bon Vouloir de Meyriez en août 1895
L'Hôpital Bon Vouloir de Meyriez vers 1913 L'Hôpital Bon Vouloir de Meyriez vers 1913 (BCU Fribourg – Collection de cartes postales)

Historique de l'HFR Riaz

  • 1871 : naissance de l'Hôpital du district de la Gruyère, à Bulle, par souscription publique
  • 1885 : déménagement dans la maison de feu l'ancien conseiller d'Etat Hubert Charles, à Riaz
  • 1928 : construction d'une aile supplémentaire pour les chambres communes
  • 1958 : réalisation de l'aile ouest
  • 1965 : construction de l'aile est
  • 1993 : l'extension du service des urgences et de la radiologie complète l'aile est
  • 1999 : premier coup de pioche du nouveau bâtiment
  • 2000 : création de l'Hôpital Sud Fribourgeois, qui réunit les établissements de Billens, Châtel-St-Denis et Riaz
  • 2007 : mise en place de l'hôpital fribourgeois (HFR)
  • 2011 : nouveau bâtiment de radiologie

En détails :

L'Hôpital du district de la Gruyère voit le jour par souscription publique le 6 août 1871, à Bulle. Le 1er novembre 1885, l'établissement déménage dans la maison de feu l'ancien conseiller d'Etat Hubert Charles, à Riaz. Sa vocation est principalement celle d'un hospice, tenu par les Sœurs théodosiennes.

Par la suite, on le dote successivement de trois nouvelles ailes : une première en 1928 pour les chambres communes, une autre en 1958 (aile ouest) et la dernière en 1965 (aile est, médico-technique). Celle-ci est complétée près de trente ans plus tard, en 1993, par l'extension du service des urgences et de la radiologie.

Un agrandissement et deux fusions

Les besoins accrus en offre de soins, d'une part, et la vétusté du bâtiment des lits, d'autre part, sont à l'origine d'un projet de nouveau bâtiment. Le 22 août 1997, le Grand Conseil fribourgeois approuve à l'unanimité un crédit de près de 57 millions de francs pour la construction du nouvel Hôpital du district de la Gruyère. Un montant complété par un crédit complémentaire de 1,2 million de francs pour la réalisation d'une quatrième salle d'opération. La première pierre est posée le 12 février 1999.

L'année suivante, l'Hôpital de la Gruyère s'allie à ceux de la Glâne et de la Veveyse pour former l'Hôpital Sud Fribourgeois (lire "Historique de l'HFR Billens"), puis intègre l'hôpital fribourgeois lors de sa constitution en 2007.

Haut de page

L'Hôpital de district à Riaz vers 1905 L'Hôpital de district à Riaz vers 1905 (BCU Fribourg – Collection de cartes postales)

Historique de l'HFR Tafers

  • 1870 : aménagement de la Maison de Saint-Vincent-de-Paul dans l'école des filles de Tavel (capacité de 15 lits)
  • 1885 : construction d'un bâtiment supplémentaire, l'hôpital des hommes, l'ancien devenant l'hôpital des femmes
  • 1886 : l'hôpital St-Joseph – c'est son nouveau nom – est inauguré (capacité de 134 lits)
  • 1960 : ouverture du nouvel Hôpital du district de la Singine au sud de la forêt du Maggenberg
  • 1990 : les bâtiments sont agrandis pour accueillir le Home, notamment
  • 2000 : rénovation et agrandissement des locaux existants
  • 2007 : mise en place de l'hôpital fribourgeois (HFR)

En détails :

A Tavel, tout commence le 21 juillet 1870, date à laquelle une convention est signée entre les communes singinoises et les Sœurs de Saint-Vincent-de-Paul (la congrégation dirigera l'hôpital jusqu'au 31 décembre 1984, soit durant 115 ans). Avec ses 15 lits installés dans l'école des filles, la Maison de Saint-Vincent-de-Paul sert autant d'hôpital que de home médicalisé ou d'institution pour les pauvres.

Très vite, le manque de place se fait sentir. On construit donc un nouveau bâtiment en 1885, l'hôpital des hommes, l'ancien édifice devenant l'hôpital des femmes. La Singine dispose désormais d'un véritable hôpital de district, inauguré le 31 août 1886 et placé sous la protection de saint Joseph. Il dispose de 134 lits (66 chez les femmes et 68 chez les hommes).

Nouvelle construction indispensable dès les années 1940

Au cours des années 1940, on souligne la vétusté des bâtiments : une nouvelle construction est jugée absolument nécessaire. Après plusieurs années de discussions, elle voit finalement le jour au sud de la forêt du Maggenberg. Le nouvel hôpital du district de la Singine est inauguré le 19 octobre 1960. Peu après, les anciens bâtiments sont vendus.

L'hôpital flambant neuf compte 104 lits pour les soins aigus et 30 lits pour les soins de longue durée. Moins de trois ans plus tard, le 11 mai 1963, le service de chirurgie est ouvert ; une deuxième salle d'opération est partiellement aménagée en 1974.

L'idée d'agrandir l'hôpital est évoquée au mitan de la décennie 1970. On envisage la réalisation d'un home médicalisé (en remplacement de celui du château Maggenberg) et d'une nouvelle salle d'opération, notamment. Le premier coup de pioche est donné le 19 octobre 1987 et l'inauguration des nouvelles infrastructures a lieu le 1er décembre 1990.

Dans la foulée, on souhaite rénover et agrandir les locaux existants. Le Grand Conseil du canton de Fribourg approuve en automne 1997 un crédit de 40,5 millions de francs à cet effet. Le 22 septembre 2000, le nouvel hôpital est inauguré. Des transformations sont encore entreprises jusqu'au printemps 2003.

Une fusion à deux, puis six et finalement cinq

Peu après, les districts de la Singine et du Lac entament des discussions pour créer un hôpital régional sur deux sites, à Tavel et à Meyriez. Une lettre d'intention est signée en août 2005, puis un concept présenté en mars 2006 : il est prévu que le "Spital Nordosten" soit opérationnel à la fin de cette année. Le projet de rapprochement démarre concrètement en mai, mais il tombe rapidement à l'eau, écarté au profit d'une vision plus large encore.

En effet, à partir du 1er janvier 2007, la cantonalisation des hôpitaux a pour conséquence d'intégrer l'établissement du district de la Singine – à l'instar de l'Hôpital cantonal (Fribourg), de l'Hôpital du district du Lac (Meyriez) et de l'Hôpital Sud fribourgeois (Billens, Châtel-St-Denis et Riaz) – au Réseau hospitalier fribourgeois, rapidement renommé hôpital fribourgeois (HFR).

Haut de page

Un des anciens bâtiments de l'Hôpital de district à Tavel Un des anciens bâtiments de l'Hôpital de district à Tavel

Historique de l'HFR Châtel-St-Denis

  • 1892 : en mémoire de sa fille Julie, Victor Monney fonde l'Hôpital Monney à Châtel-St-Denis
  • 1927 : agrandissement des locaux
  • 1933 : mise en place d'une maternité
  • 1967 : l'Hôpital Monney devient public
  • 1972 : inauguration d'un nouveau bâtiment
  • 2000 : création de l'Hôpital Sud Fribourgeois, qui réunit les établissements de Billens, Châtel-St-Denis et Riaz
  • 2007 : mise en place de l'hôpital fribourgeois (HFR)
  • 2012 : annonce de la fermeture prochaine du site châtelois
  • 2013 : déménagement à l'HFR Riaz du service de médecine et réadaptation gériatriques ;
  • 2014 : En avril, déménagement de l'unité des soins palliatifs à la Villa St-François, à Villars-sur-Glâne, et fermeture du site châtelois (maintien de consultations en orthopédie et en chirurgie ainsi que des examens radiologiques)

En détails :

Le 22 janvier 1892, Victor Monney fonde à Châtel-St-Denis l'hôpital qui porte son nom, en mémoire de sa fille bien-aimée Julie. Cet établissement privé est agrandi une première fois à partir de 1927 et une maternité est fondée en 1933. L'Hôpital Monney devient public et donc ouvert à toute la population le 24 mai 1967. Peu après, le 9 mars 1968, l'assemblée générale des délégués décide à l'unanimité la construction d'un nouveau bâtiment hospitalier, qui est inauguré le 1er juillet 1972.

L'hôpital veveysan remplit sa mission de soins aigus jusqu'en avril 2000. A cette date, à l'instar de ceux de la Glâne et de la Gruyère, il se fond dans l'Hôpital Sud Fribourgeois fraîchement créé (lire "Historique de l'HFR Billens"), lui-même ensuite intégré au nouvel hôpital fribourgeois, début 2007.

En 2012, à la suite de l'introduction du nouveau financement hospitalier, des mesures à court et moyen termes doivent être prises afin de réduire le déficit de l'HFR. L'une d'elles implique la fermeture du site châtelois. Cette dernière est acceptée par le Conseil d'Etat fin 2012. Début 2013, le service de médecine et réadaptation gériatriques déménage à l'HFR Riaz.

Fin avril 2014, l'unité de soins palliatifs déménage à la Villa St-François, proche de l'HFR Fribourg – Hôpital cantonal. Par ce déménagement, l'HFR se retire de Châtel-St-Denis et remet le bâtiment au Réseau Santé de la Veveyse. L'ancien HFR Châtel-St-Denis demeure toutefois "une porte d’entrée HFR" : des prestations proposées par des spécialistes de l'HFR Riaz y sont maintenues.

Haut de page

L'Hôpital Monney de Châtel-St-Denis peu après sa fondation L'Hôpital Monney de Châtel-St-Denis peu après sa fondation

Page modifiée le 25.05.2018 à 10:26