Un nouveau chien de thérapie à l’HFR Meyriez-Murten

Catégorie : Spécialités
Rédigé par Priska Rauber
Mercredi 28 janvier 2026
Jingle

En physiothérapie et ergothérapie, l’HFR propose des séances assistées par un chien. Une approche possible sur les sites de Riaz et de Meyriez-Murten, qui repose sur la présence d’un animal spécialement formé pour accompagner les patient-e-s dans leurs exercices de rééducation, en stimulant à la fois la motivation, la concentration et le bien-être émotionnel.

Convaincu depuis plusieurs années des bénéfices de la zoothérapie, l’HFR faisait figure de pionnier en 2021 en introduisant sa nouvelle offre de thérapie assistée par un chien sur le site de Riaz, avec le labrador Dubaï en duo avec la physiothérapeute Valérie Currat. 

Puis avait suivi, à l’HFR Meyriez-Murten, le binôme Indra et Manon Pache, parti vers de nouvelles aventures. Aujourd’hui, Jingle est le nouveau partenaire poilus et bienveillant du parcours de soin des patient-e-s du Service d’ergothérapie. Trois chiens issus de la fondation valaisanne Le Copain.

Lisa Grütter vient de passer avec succès les examens l’autorisant à exercer en milieu hospitalier avec un chien d’assistance aux thérapies. Et Jingle a montré patte blanche (même si elles sont plutôt crème). Son caractère est adéquat, son hygiène irréprochable. Il est calme, patient et obéissant. Il ne touche pas les poignées de portes, ses jouets et objets usuels sont régulièrement désinfectés, ses accès sont limités. 

Lisa et Jingle

Grâce à lui, les patient-e-s bénéficient d’une solution thérapeutique non seulement ludique, stimulante, motivante et apaisante, mais aussi très efficace, confie Lisa Grütter. « Quand Jingle est là, je peux obtenir des mouvements plus facilement. Où les personnes doivent se pencher par exemple, ce qui suscite souvent de la crainte. Là, elles le font sans réfléchir. Elles font bouger le chien, alors que c’est eux qui bougent en fait ! Leur engagement dans leur thérapie est énormément augmenté. »

 

Des bénéfices étudiés

Selon la littérature scientifique en effet, les bénéfices de la thérapie assistée par un chien se déclinent sur plusieurs plans : physique et sensoriel bien sûr (stimulation de la mobilité, de l’équilibre ou de la force, baisse de la pression artérielle) ; sur le plan cognitif également (amélioration de la communication verbale et non verbale, de la mémoire) ; bénéfices sur le plan psychologique encore (diminution de l’anxiété, amélioration de la confiance en soi, bien-être) et sur le plan social enfin (ouverture de la personne vers le monde extérieur, création du lien thérapeutique). 

Pour l’instant, le golden retriever de trois ans participe à deux séances de 45 minutes par jour. Son bien-être est primordial. L’assistant ergo a besoin de beaucoup de sommeil. Alors même s’il « adore le travail », il a d’abord sa vie de chien ! 

Jingle au travail

Avoir Jingle à ses côtés apporte certes énormément de bénéfices à ses patient-e-s, mais cela demande à Lisa Grütter quelques contraintes en plus. Notamment l’aspect balades, ou l’attention constante qu’elle doit porter sur lui. Mais elle est heureuse de le faire. Non seulement pour les personnes en thérapie, mais aussi pour toutes celles qui gravitent sur le site, et qui profitent de sa présence joyeuse. « Juste de l’apercevoir, ça met des sourires sur les visages ! » apprécie l’ergothérapeute. 

 

Chiot en phase de socialisation

A l’HFR Fribourg – Hôpital cantonal, c’est un nouveau chiot qui répand les sourires : le labrador Lysko. En effet, la Direction soutient non seulement la zoothérapie, mais également la formation des chiens d’assistance, sur demande et à certaines conditions. 

Elle a ainsi autorisé la Dre Céline Ritter Schenk, médecin-cheffe adjointe au Service des urgences pédiatriques, maîtresse d’accueil de Lysko, à se rendre au travail avec son protégé afin de le socialiser. Il va l’accompagner un ou deux jours par semaine, durant son temps de travail de bureau. Et ce, durant douze à dix-huit mois, avant de débuter sa formation de chien d’assistance ou de thérapie auprès de la Fondation romande pour chiens guides d’aveugles de Brenles (VD).

Une mascotte aux Urgences

C’est donc un fait que l’on ne saurait contredire, l’animal est un vecteur efficace de gaité et de réduction du stress. Forte de ce constat, la Dre Jessica Schwaller, médecin associée au Service des urgences et au SMUR, a donné ce rôle de mascotte à son caniche Bono, afin « d’améliorer l’esprit d’équipe et le bien-être au travail des professionnel-les. Mais en vrai, toutes les personnes qui le croisent, qui viennent consulter ou accompagner quelqu’un ont le sourire », se réjouit sa maîtresse. 

La zoothérapie regroupe en effet la thérapie assistée par l’animal ainsi que l’activité assistée par l’animal. Dans la première, le patient et l’animal travaillent vers un objectif thérapeutique défini alors que dans la seconde, ils interagissent occasionnellement aux cours d’une activité, comme l’explique la Dre Schwaller dans la Revue médicale suisse. Bono accompagne sa maîtresse ponctuellement, afin de répandre un peu de gaité au sein des Urgences. 

Bono et Jessica

Et pendant ce temps, Dubaï continue à faire de même à l’HFR Riaz. 

Dubaï et Valérie