A elle maintenant le contrôle de son temps !

Catégorie : HFR
Rédigé par Priska Rauber
Jeudi 23 avril 2026
retraite

Le 8 mai en fin de journée, Nathalie Rime va définitivement déposer son uniforme d’infirmière au Service de néphrologie de l’HFR Riaz. Elle aura passé trente-sept ans dans le réseau HFR. 

Nathalie Rime a connu le Service des urgences-ambulance (celui où l’infirmière sautait aussi dans l’ambulance lorsqu’elle était appelée), l’Hôpital de la Gruyère, l’Hôpital Sud fribourgeois (HSF) et l’hôpital fribourgeois (HFR). Elle a connu ce temps où il suffisait de confier à l’infirmière-cheffe son souhait de changer de service pour changer de service. « C’était il n’y a pas si longtemps pourtant ! » s’étonne-t-elle à l’heure de lancer un regard en arrière, sur ses trente-sept ans de carrière. Dont deux « au Canto », le reste à Riaz.

Contrairement à ce que pourrait laisser entendre son nom de famille, Nathalie Rime n’est cependant pas Gruérienne. Il suffit de l’entendre parler : elle a l’accent chantant de son Sud-ouest d’origine. « Mais comme mes collègues me le disent souvent, même si je n’ai pas perdu mon accent, je suis bien Suisse maintenant ! » 

C’est le manque de travail près de chez elle et la beauté de la Suisse (qu’elle connaissait pour y avoir régulièrement visité sa sœur), qui la propulse de la France à Fribourg. Puis c’est l’amour qui l’amène de l’Hôpital cantonal à l’Hôpital de la Gruyère. Celui qui allait devenir son mari habite Bulle. « C’était plus près et plus pratique de venir à Riaz. J’ai téléphoné et j’ai été prise. Simplement ! » Elle passe alors quelques années au Service d’orthopédie, où elle trouve des meilleures amies pour la vie.  

« Puis j’ai eu envie de changer de service. Je suis donc allée voir l’infirmière-cheffe en lui demandant ce qu’elle avait à me proposer. Tout simplement, encore une fois ! » Ce fut le Service des urgences-ambulance. « A l’époque, on partait aussi en ambulance. Même si on était seule. On laissait le bazar et les patients aux collègues de médecine ! C’était très intéressant et très formateur. Mais on savait quand on commençait, jamais quand on finissait. Avec trois enfants, j’ai donc souhaité travailler dans un service plus compatible avec une vie de famille. Quand une place s’est libérée en dialyse, j’y suis allée et j’y suis restée. »

Les liens tissés avec les patientes et les patients

Elle y aime les liens qu’elle peut tisser avec les patientes et les patients, qu’elle voit de longues heures plusieurs fois par semaine pour leurs séances d’hémodialyse. Ceci, malgré son revers : « Quand il faut leur dire adieu, ça bouscule… »

C’est aussi grâce à la jeunesse qu’elle a côtoyée en tant que PF – praticienne formatrice, un CAS que Nathalie Rime a effectué en 2011 – qu’elle a adoré son métier. « Encadrer des élèves, les voir œuvrer ensuite, c’est gratifiant quand même ! »

Fidèle, pragmatique et pratique, au service du terrain plutôt que carriériste, Nathalie Rime confie avoir eu la chance d’être de ceux qui aiment leur métier, « que j’ai toujours essayé de faire au mieux ». Mais là, à 61 ans, elle est contente de clore ce long chapitre de sa vie. 

Si le contact avec ses collègues et ses patient-e-s va lui manquer, elle ne regrettera pas du tout de se lever le matin, d’attendre les plannings ni de négocier les vacances. A elle maintenant le contrôle de son temps !

Nous la remercions chaleureusement pour ses années d’engagement au sein de l’HFR et lui souhaitons une bonne retraite.